Saint-Malo en 1944, images d’une ville fantôme – partie 1

En août 1944, les troupes américaines encerclent la vieille ville de Saint-Malo et la bombardent intensément dans le but d’annihiler toute poche de résistance allemande. Le 14, l’intra-muros est libéré, mais les dégâts sont importants : 80 % des bâtiments sont détruits. Les photos prises dans les jours qui ont suivi la Libération nous donnent une idée du spectacle de désolation qui s’est offert aux Malouins au sortir de la guerre. Elles nous permettent également d’évaluer le travail réalisé par les « bâtisseurs » qui ont fait renaître la cité malouine de ses cendres. Voici la première partie de notre série « Saint-Malo en 1944, images d’une ville fantôme » consacrée à la destruction de la ville de Saint-Malo.

Quartier Saint-Vincent

Les deux grands édifices qui dominent les remparts au niveau de la Porte Saint-Vincent ont subi d’importants dégâts et ont été abattus. Ils ont ensuite été reconstruits à l’identique.

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La Cale de Dinan et la Jetée du Môle

Dans la nuit du 7 au 8 août 1944, les soldats allemands ont dynamité la jetée du Môle sur plus de 200 mètres.

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Quai Saint-Vincent

Cette carcasse de navire échouée quai Saint-Vincent témoigne de la violence des combats qui se sont déroulés dans le port de Saint-Malo.

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Le Grand Casino municipal

Le Grand Casino municipal construit en 1899 par les architectes Gustave et Auguste Perret a été anéanti lors des combats. Cette photo montre les ruines du Casino vues depuis le quai Duguay-Trouin. Le Casino actuel (Palais du Grand Large) a été bâti au même emplacement.

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Remparts nord

Les remparts ont été endommagés à différents emplacements par des projectiles, comme en témoigne ce trou béant dans la partie nord de l’ouvrage, face au Fort National (à droite, la porte Saint-Thomas).

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La Cale de la Bourse

Navires de guerre en rade, cale de la Bourse. A l’arrière, des bâtiments industriels en ruine.

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Le Grand Donjon

Le Grand Donjon du Château a subi d’importants dégâts au niveau de la toiture et du chemin de ronde ; il a pu être entièrement restauré.

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Quartier de Grand-Rue

Il ne reste plus rien du quartier situé de part et d’autre de Grand-Rue. Un immense terrain vague s’est formé entre la Cathédrale et Grande Porte. Seul le petit escalier situé à gauche nous permet de retrouver nos repères.

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Le Grand Bé

Sur cette photo du Grand Bé prise après la fin des hostilités, on distingue très nettement les blockhaus installés par les Allemands en vue de fortifier la côte. Ces constructions ont depuis été supprimées.

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Rue de la Vieille Boucherie

La rue de la Vieille Boucherie vue de la place du Marché aux légumes, avec au fond la Cathédrale. Cette rue commerçante a beaucoup souffert des bombardements et des incendies : elle est aujourd’hui méconnaissable. On note toutefois que la boulangerie que l’on aperçoit sur la gauche existe encore aujourd’hui.

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Façade d’immeuble, place Chateaubriand

La façade de cet hôtel d’armateur situé Place Chateaubriand (actuellement place Guy La Chambre) est restée debout mais a dû être abattue. Seules les colonnes visibles au rez-de-chaussée ont été conservées.

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L’Hôtel de la Sous-Préfecture, rue Toullier

A gauche, l’Hôtel de la Sous-préfecture, dont la façade à colonnes s’est effondrée. Le bâtiment sera entièrement détruit et laissera place à l’Hôtel des Impôts.

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La Digue du Sillon

Les bunkers mis en place par les Allemands le long du Sillon ont été rasés. La Digue a ainsi pu retrouver son aspect originel.

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Le n° 2 de la rue Saint-Vincent

La rue Saint-Vincent a été en grande partie détruite dans l’incendie provoqué par les bombardements d’août 1944, mais le porche situé au n° 2 a pu être conservé.

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Les Petits murs

L’immeuble de droite, qui surplombe la partie sud des remparts, a survécu aux bombardements.

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Rue de la Corne de Cerf

La rue Saint-Vincent a été en grande partie détruite dans l’incendie provoqué par les bombardements d’août 1944, mais le porche situé au n° 2 a pu être conservé.

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Le Fort à la Reine et la Poterne au Normand

La statue de Chateaubriand qui trônait au centre du Fort à la Reine a été démantelée et fondue par les autorités françaises en 1942. La Poterne au Normand, ancienne porte d’accès à la ville, a été épargnée (à gauche).

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